Actualités et Dossiers de la Fonction Publique

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Témoignage d’un des métiers des plus représentés à l’hôpital : l’orthoprothésiste |
Découvrez le témoignage de Marie-claire (CHU de Grenoble): de la kinésithérapie à une possible évolution vers les prothèses |
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« Auparavant, j’étais kinésithérapeute (pendant 15 ans), toujours au sein de l’hôpital de Grenoble. En voyant des patients appareillés après une opération, j’ai compris l’importance des attèles dans la rééducation, pour aider le mouvement, mais aussi pour l’empêcher d’aller trop loin et de détruire les bénéfices de l’intervention. J’ai aussi pu voir les lacunes dans la réalisation de ces prothèses. J’ai eu envie d’aller plus loin et j’ai suivi une formation d’un an à l’orthoprothèse. J’ai intégré le laboratoire spécialisé dans la réalisation des attèles et des prothèses provisoires du service de chirurgie orthopédique il y 5 ans. Ici, on réalise, c’est même de la création, toujours sur mesure. Chaque pièce est unique et ne sert en général que très peu de temps. Un patient qui arrive avec une main cassée aura trois, quatre, cinq attèles différentes, tout au long de sa rééducation. Nous suivons les patients, nous voyons évoluer leur mobilité. Le plus intéressant, outre le travail d’orfèvre que demande une attèle modelée sur place, c’est que nous avons le patient devant nous. Il sort en général des consultations avec une ordonnance. Il n’a que quelques mètres à parcourir pour venir dans notre service. Et comme pour un costume de haute couture, nous lui faisons son appareillage, avec des essayages, des retouches et la pose finale. Il faut travailler vite car un membre récemment opéré est toujours douloureux et ne peux rester longtemps sans protection et soutient. Le patient nous aide en indiquant ses zones de confort ou de douleur pour ajuster au mieux « le costume ». Nous devons tenir compte également de la présence de béquilles, de la position dans un fauteuil roulant ou un lit. C’est là que mon passé de kiné est utile, pour comprendre la position et la douleur qu’elle peut induire. Nos outils sont les mêmes que ceux des bijoutiers : étaux, scies de précisions, limes, chalumeaux, etc. Nos matériaux sont le carbone, différents types de plastiques, les métaux légers. Nous découpons les pièves de l’attèle pour les mettre en forme, souvent avec l’aide d’un chalumeau sur l’établi, nous les essayons avec le patient avant de les poser. Souvent, elles doivent également s’enlever pour faciliter la toilette et les mécanismes d’ouverture sont eux aussi fais sur mesure. Pour faire ce métier, il faut de vraies qualités de maquettiste, le goût de la précision, beaucoup de patience et aimer dialoguer avec les patients ».
Les métiers de l'appareillage dans la Fonction Publique >> Les concours de la filière médico-social >> Consultez la fiche du concours de rééducateur territorial >> |
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