Actualités et Dossiers de la Fonction Publique

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Les métiers de l’appareillage dans la Fonction Publique |
Parmi la grande diversité des emplois proposés par les établissements de soins de la fonction publique hospitalière, les métiers de l’appareillage font partie d’une filière très méconnue. Ils offrent pourtant des opportunités à ceux qui n'ont pas suivi d'études longues ou qui redoutent le contact avec la maladie et la souffrance des patients. Ce sont des métiers alliant des connaissances intellectuelles, des capacités manuelles et une grande adaptabilité des savoirs, qui s’adressent à des personnes prédisposées aux travaux de précision. |
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Les différents métiers Les métiers de l’appareillage sont répartis dans le secteur privé, avec des entreprises de petite tailles, généralement très locales, et dans les grands hôpitaux du public dans des services souvent rattachés à la chirurgie. Si tous les métiers qui sont décrits ensuite sont présents dans le secteur privé, certains sont très rares dans le public : prothésiste dentaire, audioprothésiste en particulier.
Podo-orthésiste Il réalise des prothèses, des attèles provisoires ou définitives ou des appareillages pour suppléer à une défaillance du pied : chaussures orthopédiques, appareil podojambier. Environ un tiers des podo-orthésistes sont en poste dans la fonction publique hospitalière. Pour exercer la profession de podo-orthésiste, il faut être titulaire du brevet de technicien podo-orthésiste préparé et délivré par l’éducation nationale. L’admission à la formation se fait sur dossier et le diplôme se prépare en trois ans.
Orthoprothésiste Le champ d’application de l’orthoprothése est plus vaste que la podo-orthése. Ici, l’appareillage, les prothèses ou les attèles peuvent concerner l’ensemble des membres afin de pallier à une déficience (ostéoarticulaire, musculaire ou neurologique), une malformation, une amputation ou, comme c’est souvent le cas dans les services de chirurgie, aux suites rééducatives d’une opération. L’attèle est alors réalisé sur mesure afin de, en fonction des prescriptions du médecin, soit aider, contraindre, limiter ou empêcher le mouvement d’un membre. La grande majorité des orthoprothésistes exercent dans les centres de rééducation et les services de chirurgie orthopédique. La profession d’orthoprothésiste peut être exercée avec un brevet de technicien prothésiste-orthésiste, délivré par le ministère chargé de l’Education Nationale.
Epithésiste L’épithésiste créé des appareillages pour des prothèses externes faciales pour des personnes malades ou handicapées qui présentent une perte de substance de la face ou des oreilles. Les services des grands brulés et de chirurgie des grands traumatisés proposent moins d’une quinzaine de postes par an en métropole. Il n’existe actuellement pas de diplôme spécifique pour cette profession. Un arrêté du ministre de la santé est en cours d’élaboration pour fixer les modalités de la formation et de l’obtention d’un diplôme. Le diplôme d’université de prothèse faciale appliquée, contenant l’enseignement théorique et pratique et la mise en pratique des différentes techniques, permet d’exercer.
Oculariste Il procède à l’appareillage de la cavité oculaire en cas d’absence (par adjonction d’un « œil de verre ») ou de dysfonctionnement du globe oculaire. Très peu de postes existent. La fonction publique hospitalière en emploi juste une dizaine et le secteur privé, d’après les estimations ne compte qu’une cinquantaine de praticiens. Ce métier ne nécessite pas de formation spécifique, mais un diplôme universitaire de prothèse faciale est recommandé. Cependant, pour l’exercice de la profession d’oculariste, il faut avoir travaillé « comme applicateur depuis plus de cinq ans, en continu, chez un ou plusieurs ocularistes » ou avoir « travaillé pendant au minimum trois années, en continu, chez un ou plusieurs ocularistes », que ce soit dans le secteur privé ou public. Selon le ministère de la santé « Un arrêté du ministre chargé de la santé est en cours d’élaboration pour fixer les conditions de formation et les modalités de formation conduisant à l’obtention de ce diplôme ».
Prothésiste dentaire « Il conçoit et fabrique les prothèses dentaires d’après les empreintes qu’il reçoit du chirurgien-dentiste ». Les postes disponibles sont presque toujours dans des laboratoires privés. Environ 6000 sont implantés en métropole employant 22 000 salariés. Les grands cabinets de chirurgie dentaire emploient quand à eux environ 1 100 prothésistes. En matière d’emploi, la profession est totalement sinistrée. 2 000 diplômés sortent chaque année des écoles à tous les niveaux de formation (du CAP aux formations bac + 2) pour seulement 600 postes à pourvoir chaque année. Le milieu hospitalier ne propose quasiment pas de postes et les coûts d’installation en libéral sont très élevés (au minimum 120 000 euros). Le CAP de prothésiste dentaire est le minimum exigé pour exercer en tant qu’ouvrier dans un laboratoire.
Découvrez le témoignage de Marie-Claire, orthoprothésiste à l'hopital >>
Informations complémentaires Les listes des centres de formation en prothèse dentaire, orthopédie-prothésie, podo-orthésie, et orthoprothésie, sont disponibles : Ministère de l’Education nationale 61-65, rue Dutot 75015 PARIS et les rectorats (régions) ou les Inspections académiques (département). Chambres départementales des métiers >> Formations universitaires de prothèses dentaires : Université de Toulouse >>
Prothèse dentaire : UNPPD 80-82, rue de la Roquette - 75011 PARIS Tél : 01 49 29 46 29
Les concours de la filière médico-social >> Concours de conducteur ambulancier >> Concours de psychologue de la Fonction Publique Hospitalière >> |
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