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Kinésithérapeutes dans la Fonction Publique

Kinésithérapeutes dans la Fonction Publique

Le concours de rééducateur territorial est un concours de catégorie B, appartenant à la filière médico-social.

Il permet d'accéder aux postes de masseur-kinésithérapeutes, diététicien, pédicurepodologue, ou encore orthophonistes.

Le salaire en début de carrière s'élève à 1426 euros brut mensuels, et peut atteindre jusqu'à 2227 euros brut mensuels en fin  de carrière.

Découvrez les témoignages de quatre kinésithérapeutes en fonction.

 

Sylviane, en poste dans un hôpital de 150 lits :

« Dans une petite structure, on intervient pour l’ensemble des services. Dans la même journée, je vois des patients qui viennent de chirurgie orthopédique, de pneumologie, de cancérologie, etc. Il est très important de travailler en collaboration avec les médecins pour comprendre les pathologies et soulager au mieux les patients. La kiné, ce n’est pas seulement la rééducation des mouvements. En chirurgie viscérale par exemple, on va aider le patient à trouver les meilleures positions assises, à limiter les efforts sur la zone opérée par des mouvements adaptés, à retrouver le tonus musculaire de lésions post-opératoires. On travaille aussi sur les cicatrices pour conserver la souplesse à la zone et éviter des douleurs futures.»

 

Gabrielle, hospices civils de Lyon :

« Ma démarche est à l’inverse de ce qui se fait habituellement. Je viens du secteur privé, d’un cabinet dont j’étais associée. J’en avais assez de voir défiler des patients, souvent 4 à 5 en même temps que l’on place sur des appareils et j’avais envie d’un travail plus proche des malades et surtout plus individualisé. A l’hôpital, je n’ai qu’un seul patient à la fois et surtout le temps de le comprendre, de lui apporter des exercices et des solutions vraiment personnalisés. La contrepartie à cette satisfaction, c’est le surcroit d’énergie que demandent la relation individuelle et la plus grande difficulté thérapeutique. Après une opération, il faut vraiment ‘tirer’ les patients, les motiver à progresser. Chaque petit progrès est une lutte de laquelle, le patient, mais moi aussi, ressortons totalement fatigués.

 

Joakim, hôpital de Bourg en Bresse :

« Les infirmières, les aides-soignantes travaillent par roulement. Elles n’ont pas toujours les mêmes horaires donc les mêmes patients. Nous si. Nous sommes présents dans la journée uniquement et nous voyons nos patients pendant tout leur séjour. Les relations humaines sont particulières. Le soulagement que nous apportons instaure un contact spécifique et très individualisé avec le patient, tout comme les conseils, les encouragements que nous pouvons apporter. »

 

Romain, étudiant, en stage aux hospices civils de Lyon :

« Je ne pensais pas qu’une telle autonomie était nécessaire en milieu hospitalier. J’ai effectué un stage en cabinet libéral, à côté, c’est beaucoup moins difficile. Ici, on passe d’un service à l’autre, il faut être capable de comprendre une pathologie cardiaque, puis dans la même journée, un problème pédiatrique, les conséquences d’un cancer du colon, etc. Et d’appliquer les bonnes techniques selon la prescription et aussi selon les capacités du malade. Mais ce qui est très gratifiant, c’est le soulagement immédiat que l’on apporte aux malades. C’est un sentiment très fort de voir leur progrès, même si c’est toujours au prix de gros efforts. »


Concours de rééducateur territorial

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